Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Tartine Jeanne

Château Ferrière, Margaux 2005

Voici un vin qui ne manque jamais de m’impressionner et de me séduire. Et ce n’est pas parce que j’ai un faible pour la maison. En effet, j’ai eu la chance de travailler quelques temps pour Claire Villars-Lurton, propriétaire des Châteaux Ferrière et La Gurgue à Margaux, ainsi que Haut-Bages Libéral à Pauillac. Je garde de cette période un excellent souvenir. Ce fût ma première véritable expérience professionnelle dans le monde des Grands Crus Classés de Bordeaux et Claire Villars-Lurton m’y a propulsée en m’offrant une liberté d’initiative, qui, avec le recul, me laisse pleine de gratitude.

Ce fameux Ferrière 2005, c’est un millésime qui avait été mis en bouteilles lors de ma première année à la propriété. Nous avions participé au changement de l’étiquette, notamment.

Toujours est-il, que c’est à Pâques, cette année, alors que nous retrouvions sa famille au grand complet que Laurier et moi avons décidé qu’il était temps de partager quelques flacons dudit millésime. C’est un agneau de 7 heures qui est venu s’accoquiner avec ce précieux nectar. Accord particulièrement apprécié…

Château Ferrière, Margaux 2005

Château Ferrière en très bref
Le Château Ferrière est un 3ème Cru Classé en 1855. Sa vignoble, planté en Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet Franc et Petit Verdot couvre une de surface de 10 ha, ce qui en fait l’un des plus petits vignobles des Crus Classés de la Rive gauche de Bordeaux (si ce n’est le plus petit).
Assez peu connu, cette propriété est pourtant une pépite dans elle produit des vins fabuleux. Il n’y a pas de secret, tout réside dans le fait que son vignoble est planté sur un terroir d’exception. Preuve en est, ses vignes jouxtent celles de Château Margaux !
Ayant obtenu sa certification en Agriculture Biologique en 2015, le Château Ferrière est en conversion  en biodynamie.
 

Château Ferrière, Margaux 2005

Commentaire de dégustation
Le premier nez offre un bouquet délicat de fruits rouges frais (cerise, framboise). A l’aération, c’est une explosion de fraîcheur gourmande, fruitée, avec un côté « violette » assez marqué, enrobé par des notes fumées, épicées et légèrement réglissées.
En bouche, l’attaque est à la fois intense et racée. La structure puissante s’ouvre sur une trame complexe et dense, tout en offrant une souplesse gourmande, avec une certaine sucrosité. Les tannins, encore présents, apportent au vin sa texture veloutée. La longueur en bouche est absolument remarquable, comme la finale, tout en fraîcheur et en délicatesse.
Un vin d’une très grande classe.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article